Dans les tranchées du web angevin, mon parcours aux racines du SEO

Dans les tranchées du web angevin, mon parcours aux racines du SEO

Biographie Reynald Dal Barc SEO à Angers
Des M.A.A. au S.E.O. ? Il y a plus qu'un pas

Cette page est la suite de la section "Qui suis-je ?" accessible depuis le menu général de ce site Internet... Alors !?! Pourquoi raconter sa vie sur Internet ? L’acte paraîtrait suicidaire aux premiers abords. Pourtant, à l’heure où "les machines discutent avec les machines" (je n’évoque pas ici la possibilité de faire converser deux IA à travers deux devices), le sujet est amplement légitime. Pensez à ce qu'on appelle les "agrégateurs de données" ! Mon observation s'impose plus encore au sein d'un passif professionnel conséquent. Surtout si celui-ci a laissé des traces digitales ici et là. Une injonction a dicté mon existence : "On naît ; on meurt. Une seule question importe : "Qu'aura-t-on fait du temps qui nous était imparti ?"" En filigrane, existent effectivement des évidences de "globalisation de l’expérience utilisateur". Où comment comprendre finalement que j’ai grandi avec Internet.

Ma venue au monde

Je suis né à l'âge de 23 ans (tout ce qui fut avant ne vous concerne pas). Je suis né précisément le 24 septembre 1994. Pas tout à fait car, en vérité, je rédigeais déjà des chroniques pour le compte d'un fanzine publié par l'association aDRaMa (Association pour le Développement du Rock et des Autres Musiques à Angers) qui concentrait, en ces temps franchement reculés, tous les espoirs d'une communauté musicale angevine "à l'inauguration de son club et salle de concert" (suivant l'expression consacrée). Lorsque Le Chabada ouvre ses portes à 16 heures le samedi 24 septembre 1994 au 56, Boulevard du Doyenné, je suis missionné depuis un mois à la rédaction de son journal-programme. J'y travaillerais pendant 6 ans en complément de mes réelles attributions de "Chargé de missions" à la gestion des "Locos" de répétition de La Cerclère... ainsi... qu'à la "Coordination des opérations de structuration de la scène locale" (en langage culturel). Tels furent mes débuts comme rédacteur.

Club et Salle de Concert Le Chabada Angers
Parmi mes "médailles en chocolat" glanées au Chabada, la demande d'Etienne Daho d'écrire sa biographie. Mais aussi la dernière biographie officielle des Thugs publiée par Labels

Ma première connexion à Internet

A l’époque, Internet n’existe pas. Enfin, il émergeait en France. Je me rappellerai toujours de l'ambiance dans laquelle j’ai découvert la chose. C’était lors d’un concert de Fugazi au Chabada au milieu des années 90. L’un des musiciens devait être informaticien. Il s’installa devant un Mac des bureaux administratifs, téléchargea ensuite un logiciel sur le disque dur (un navigateur bien entendu) pour afficher un truc incompréhensible et très laid à l’écran. Je ne suis pas certain que la bande de rockeurs qui était autour du moniteur comprit parfaitement ce qu’il se passait. Suivant mon souvenir, cela ressemblait à une sorte de tableur. Il fallait avoir une sacrée imagination à cet instant pour croire (penser plutôt) que "cette chose" allait révolutionner l'humanité. Mon humanité plus encore. Ainsi, à l'époque, mon existence était rythmée par mes allers et retours entre Le Chabada (pour "son Yéti") et La Cerclère (pour "ses Locos").

Les Locos du chab
La Cerclère : haut lieu du "Rock angevin" des années 90 avant d'être abandonné à la pression immobilière au début des années 2020. Source : Le Chabada

Ma Cerclère bien-aimée

Cette histoire semble vouer aux oubliettes. Pourtant, combien de destins furent marqués par l’aventure aDRaMa-Cerclère ! Ma Cerclère ? C’était plus de 12 locaux de répétitions, plus de 200 groupes de musique (professionnels, semi-professionnels et amateurs émergents) ! Des centaines d’adhérents ! Une dynamique musicale et artistique incroyable. Unique en France durant les années 90. Chaque vendredi après-midi, les camions se succédaient dans la cour du lieu. Tous les "Locos" (expression franchement consacrée) se vidaient pour se remplir à nouveau le dimanche soir quand nos "stars locales" rentraient des 6 coins de l’Hexagone. J’ai envoyé des groupes au Printemps de Bourges ; j’ai envoyé des groupes aux TransMusicales de Rennes. J’ai même tenté (sous l'invitation de Gildas) de créer "T.-le-M. RCA" en 1996 ou 1997 avant que l’idée ne soit reprise. Avant que je comprenne surtout qu’au CSA, "des Gorets" nous mettaient des bâtons dans les roues. On le sait ; le karma se charge toujours des haters. D'abord en succédant à Matthias (une histoire de ver dans le fruit), puis avec l'arrivée de Radio Nova (nous n'aurons pas oeuvré pour rien "mon Gigi"), puis avec le lancement de Radio Campus Angers (souvenir de cet après-midi passé à Patton où j'avais donné les clés de réussite à son porteur de projet)... Tout ceci est loin. L'important étant que Radio G! et Radio Campus Angers fleurissent. Et que ce vendredi 29 septembre 2000, je fermais, définitivement pour moi, l'accès aux "Locos".

Logo AlloCiné.fr
A l'époque de Jean-David Blanc et Patrick Holzman

Un concurrent direct d'AlloCiné

Puis on est venu me chercher (merci Egil) pour lancer professionnellement parlant CineMovies.fr le 11 janvier 2001. Ce "Portail cinéma français des années 2000" dédié à l’actualité du cinéma international (hollywoodien pour être précis) vous évoque-t-il quelque chose ? Une épopée qui mériterait presque une hagiographie. CineMovies.fr a été créé, à Angers, en 1999 (dans une chambre de bonne sous DreamWeaver). Cette plateforme éditoriale et vidéo était spécialisée dans la diffusion - et la vente - de contenus d’entertainment. Dans ces années-là (je travaillais aussi à la "Culture" pour Le Courrier de l'Ouest de la Grande Époque), nous étions bien plus absorbés par nos considérations sociétales que par les considérations d’optimisations SEO. Si nous réussîmes à atteindre - en mars 2011 - les objectifs que nous nous étions fixés dès l’origine (à savoir vendre notre bébé… finalement à Webedia - après de multiples approches de Lagardère et d’autres notamment), le couperet tomba en 2012.

Logo du Courrier de l'Ouest journal quotidien à Angers
Commencer par "Agglo-Sports" pour basculer rapidement à la Locale et devenir le bras droit de Bertrand G. à la Culture durant 7 années... Angers parcouru de long en large

De 90K à 130K pages vues par jour

Puis Webedia est donc venu me chercher (merci Cédric) pour travailler chez PureCiné. Ces derniers qui rachetèrent notre base de données ne se doutaient pas du proche Armageddon. Pourtant, avec le recul - mais c’est toujours facile avec le recul… La fameuse base de données de CineMovies constituée de quelques 250K urls cumulait, à la louche (car les chiffres ne sont peut-être pas aussi exacts), 30% de contenus dupliqués (le temps béni du "Pomme C" / "Pomme V" des années 2000), 60% de pages vides (puisque nous proposions énormément de vidéos) et - allez - 10% de contenus potentiellement exclusifs (potentiellement dis-je car il aurait fallu monitorer le near-duplicate à tous les étages). Quant au développement de notre popularité, néant ! Question autorité, nous faisions de la page vue. Beaucoup de pages vues. Notre moyenne se situait entre 90K et 110K pages consultées quotidiennement. Avec un top à 130K si mes souvenirs sont bons. Sources ? Médiamétrie. Quand je pense qu’au même moment, Mark Zuckerberg se targuait de ses 20K de connexions… Autrefois, en France, nous disions "Va chercher Lycos !". Yahoo! dominait le monde. Le référencement naturel ? On s’en "foutait" car le web était presque vide. De toute façon, on ne savait même pas que ça existait. Et ça n’existait pas en fait. "Des backlinks sur des titles suffisaient" comme l’évoquerait l’un de mes mentors.

Site internet CineMvoies.fr
Les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître

Détour express par la radiophonie

Puis on est venus me chercher (merci Philippe) pour travailler à Radio G!... Rapporté à ce que j'ai précédemment raconté, on le sait : "Le karma se charge toujours des haters." D'abord en succédant (sur le 101.5 FM Angers) à Matthias (une histoire de ver dans le fruit), puis avec l'arrivée de Radio Nova (nous n'aurons pas oeuvré pour rien "mon Gigi de T.-le-M. RCA"), puis avec le lancement de Radio Campus Angers (souvenir de cet après-midi passé à Patton où j'avais donné les clés de réussite à son porteur de projet)... J'aurais encore eu le mérite de leur faire comprendre l'importance de mettre en ligne un site Internet. Le Radio-G.fr (que dire de l'url actuelle ?) aura ainsi connu une genèse épique (et très laide). D'où l'importance, dans le web, d'accorder "ses moyens avec ses ambitions". Mais tout ceci est loin. L'important étant que Radio G! et Radio Campus Angers (beaucoup mieux l'url ici) fleurissent. Quant à Internet, MySpace influençait déjà "l'industrie musicale angevine".

Pénalités Panda et Penguin par Google
Les deux "comiques" qui ont terrorisé les SEO

Un panda et un pingouin dans les dents

Avec le déploiement par Google en 2011 et 2012 de ses deux filtres algorithmiques historiques, la sanction fut sans appel. Notre enseigne prit de plein fouet un Panda (pénalité devenue filtre intégré au corps de Google sanctionnant les contenus dupliqués). Je ne serais pas étonné d'avoir pris aussi un Penguin (pénalité, elle, frappant les liens abusifs - pour faire simple). Imaginez ! Vous trustez (sur la majorité de vos mots-clés) le Triangle d’Or de Google et du jour au lendemain, patatras ! Toutes vos pages ne sont plus visibles dans les 10 premiers liens organiques - voire dans les 100 premiers liens bleus sur beaucoup de requêtes concurrentielles. Comment avons-nous réussi à remonter la pente ? Il fallut y aller à la hache. Ne garder que 10% de notre base de données ! Balancer tout le reste. Des nuits et des nuits de travail - que dis-je - des années de travail mises à la poubelle en... 3 clics… En tout état de cause, voici les origines de mon intérêt pour le référencement naturel. Car, effectivement, chez Webedia, le gyrophare fut allumé. Du côté de PureCiné, on commença à se cultiver sur le référencement naturel.

Portail cinéma PureCIné de Webedia
Des années de nuits blanches pour un logo baveux déniché au fin fond du web
Logo de la société Webedia
Rédacteur en chef adjoint pour Webedia durant 4 ans

Partir de Webedia pour "manger du code"

La vie n'a pas été si mal chez Webedia. Rendez-vous réguliers à la Capitale, couvertures d'avant-premières, festivals, interviews de stars du cinéma hexagonal et international , rédactions de biographies (notamment sur des acteurs adulés comme Dewaere). Eh oui, je suis cité comme source de sa biographie officielle. La vie de critique cinéma en somme... Toutes les bonnes choses ayant une fin, je refuse une mutation en 2014 à la suite de la vente de Webedia à Fimalac - qui signera définitivement la disparition de PureCiné.fr. J'entre alors en formation pour écrire du HTML, CSS, jQuery. Ça se corse avec JS et PHP. Je comprends, mi-2015, que je ne serai jamais développeur. Je finis néanmoins l'année en mettant en ligne les deux versions au format "From scratch" de la Galerie Palindrome. J’ai surtout une sérieuse idée en tête car j'ai assisté à des "authentiques" cours d'initiation au SEO durant cette formation. Diplôme en poche (donc), j'ai (financièrement) un an devant moi. Je m'enferme à la campagne. J’apprends le référencement naturel seul dans mon coin. Quand j’y pense ! J’ai 45 balais à ce moment-là. "MDR !" Pendant 12 mois, je lis tout ce qui me tombe sous la main. Je regarde tous les webinaires qui me tombent sous les yeux. Je crée un statut entrepreneurial le 16 avril 2016. Arrivent mes premiers clients en mai de la même année (des connaissances ayant des sites invisibles sur G.G.)… Et puis, un nuit, je tombe sur l'article : "La triplette du bourrin" (sans rire). Je découvre Monsieur Laurent Bourrelly. La suite est à lire sur la page "A propos" de mon site Internet.

Galerie Palindrome Reynald Dal Barco
Coder les sites de La Galerie Palindrome sous "métal" fut une expérience enrichissante

A propos du métier de SEO

Il faut bien comprendre que ce secteur d’activité est extrêmement concurrentiel… Difficile professionnellement parlant… En SEO, ça écrème chaque année. Car vous êtes : seul face à la compréhension algorithmique (les Google sont en constantes mutations), seul face aux utilisateurs (vous devez décortiquer les intentions de recherche) et particulièrement seul face aux entrepreneurs (qui vous considèrent pour certains, comme un Messie, pour d’autres, comme un vendeur de rêves). Et comme si cela ne suffisait, l’intelligence artificielle est entrée dans la danse depuis 2022. Beaucoup de consultants SEO jettent rapidement l’éponge ; le SEO n’est définitivement pas fait pour les couards. Ce qui m’a tout de suite plu dans le SEO ? Sa propension à concentrer des individualités. De grandes individualités ! Moi qui venait du culturel et de la presse écrite. Des secteurs de… "communicants purs et durs" ! Plonger dans le SEO, plonger dans un environnement à triple (quadruple dorénavant) contraintes m’a… comment dire… Oui, comment dire ?

A propos de la communauté SEO

Il n'y a pas UNE communauté SEO mais des communautés SEO. En quittant les Musiques Actuelles et Amplifiées, puis le petit milieu du "cinéma web français", j'ai vite compris que, malheureusement, j'aurai affaire à beaucoup de communicants. Et je ne suis définitivement pas un communicant. Faire semblant, c'est beaucoup trop me demander. Il y en a beaucoup qui font semblant dans le SEO. Tout d'abord, semblant d'en vivre alors que beaucoup axent leur développement sur la formation. Il est beaucoup plus facile de "donner des conseils" que "d'avoir les mains dans le cambouis toute la Sainte Journée". Plus loin, beaucoup de SEO vivent aussi d'un SaaS (acronyme de "Software as a Service"). Autrement, dit : "Vivre de la vente d'un service en ligne..." Là encore, c'est beaucoup plus facile que d'être en connexion directe avec les réalités des entrepreneurs. Mais ne terminons pas sur une mauvaise note ! Encore une fois, la discipline propose bon nombre d'individualités, pour certaines altruistes (réellement). Néanmoins, effectivement, difficile pour les chefs d'entreprise de s'y retrouver face à une offre plus que pléthorique.

Des SMACs, je n'ai gardé qu'eux. J'ai balancé tout le reste. Cliquez sur la photo pour comprendre

Allez encore plus loin !

Rejoignez-moi sur les plateformes suivantes en cliquant sur chaque icône !

Parce que je viens de la musique
Parce que je viens du cinéma
Quand j'ai le temps (en réalité rarement)
Ce qu'il reste de ma tribu